Ces plats devenus emblèmes nationaux

01 août 2017 PAR

Les symboles nationaux d’un pays se composent généralement du drapeau, de l’hymne, de la devise, du sceau et des armoiries de la République. Mais désormais, il faut aussi compter parmi ces signes distinctifs, des plats devenus de vraies identités culinaires nationales. Pour la commémoration de leur indépendance, Yéyémag vous présente les plats nationaux des 9 pays à l’honneur en août.

  • Bénin (1er août) : l’Amiwo


Encore appelé djèwo (pâte salée en langue fon), l’amiwo est un plat de pâte de maïs déjà assaisonné avec de la sauce pour être consommée comme telle. Cette cuisine béninoise authentique est tout autant appréciée au sud qu’au nord du pays. L’amiwo s’accompagne traditionnellement de viande de volaille (poulet, pintade, dinde…). Mais de plus en plus, on l’accompagne de poisson frit, de viande de mouton ou de bœuf.

N’oublions quand même pas les célèbres Ablo (gâteau de riz) et Akassa (pâte faite à base de maïs cuit, moulu et trempé), originaires aussi bien du Benin que du Togo.

  • Niger (3 août) : le Kilichi


Spécialité nigérienne très prisée aussi bien au pays qu’à l’extérieur, le Kilichi se présente comme de succulentes fines tranches de viande de grands ruminants (bœuf, mouton…), soigneusement, délicatement et professionnellement travaillées, assaisonnées et séchées au soleil. En clair, c’est de la viande délicieusement boucanée. Très nourrissant, ce mets peut se consommer en l’état ou être utilisé dans la composition des salades. 

  • Burkina Faso (5 août) : le Mouyi kolgo


Le Mouyi kolgo, ou simplement riz au soumara, est un délicieux plat de riz très « odorant ». Il est assaisonné avec le soumara, une épice traditionnelle faite à base de graines de l’arbre néré que l’on fait fermenter. Le Mouyi kolgo s’accompagne traditionnellement de poisson fumé ou de volailles bien fermes.

Petit clin d’œil au Zoom koom (eau de farine en langue en Mòoré), la boisson nationale de bienvenue obtenue à base de farine de millet et de riz, de citron, de gingembre et/ou de tamarin. 

  • Côte d’Ivoire (07 août) : le Kédjénou

 

Traditionnellement recette des chasseurs et des agriculteurs, le Kédjénou s’est imposé peu à peu comme une référence culinaire ivoirienne et même internationale. Désormais composé de poulet, viande de brousse (biche, agouti …), pintade et même poisson et escargots cuits à l’étouffé avec des légumes (aubergine, tomate, oignon), ce mets se sert accompagné d’attiéké ou de riz.

Hormis ce plat typique, on trouve les non moins célèbres poissons et poulets braisés qui s’accompagnent d’attiéké ou du traditionnel aloco. 

  • Tchad (11 août) : l’Esh

 

L’Esh ou la boule est une bouillie de mil, présentée sous forme de demi-sphère compacte. Elle se mange avec une sauce qui peut être, au choix, au gombo, à la viande ou au poisson séché. 

  • Centrafrique (13 août) : la Ngunza au gozo

 

La Ngunza est en fait une sauce épaisse réalisée à partir de feuilles de manioc concassées, de tomate et de pâte d’arachide ; on y ajoute, au choix, de la viande de bœuf, de poulet, de chèvre, de gazelle, de singe… Quant au gozo, c’est une pâte épaisse réalisée à partir d’une racine de manioc trempée dans l’eau, puis séchée au soleil. Ensuite on en fait de la farine que l’on malaxe dans de l’eau bouillante. Pour finir, on roule le gozo en boule et on la plonge dans la ngunza afin d’être dégusté.

  • Congo (15 août) : le Saka-saka


L’ingrédient de base pour la confection du Saka saka est les feuilles du manioc. Pilées et bouillies longuement pour les débarrasser de leurs toxines, elles sont mélangées avec de l'huile de palme et des épices. L'aspect extérieur du saka-saka ressemble beaucoup aux épinards. Il accompagne aussi bien viandes que poissons, qui sont parfois incorporés dans sa préparation. Il peut être consommé avec du manioc, du pain, de la banane frite, de l'igname et de l'arachide.

  • Gabon (17 août) : Le poulet au Nyembwé


Même si la gastronomie gabonaise est peu connue, elle n’en recèle pas moins de trésors comme le classique poulet au Nyembwé qui fait mordre les doigts de délice à tous lors des cérémonies familiales. Signifiant huile de palme en langue myené, le poulet au Nyembwé s’accompagne de bananes mûres, de manioc râpé ou encore de riz.

Un petit conseil : à consommer sans modération.

  • Sénégal (20 août) : le Thiéboudienne


Inventée par Penda Mbaye, célèbre cuisinière du XIXe siècle, à Saint-Louis, le Thiéboudienne (riz au poisson en wolof) est devenu le plat national du Sénégal. Il se compose de poisson frais, de poisson séché, de yet, de riz, de purée de tomate-ail-oignons-piments, le tout servi avec de nombreux légumes comme la citrouille, le manioc, l'aubergine et la carotte. Il en existe deux variantes :

-  le thiéboudieune rouge (le plus connu) appelé « ceeb bu xonq » (riz rouge) cuisiné avec de la tomate et accompagné parfois d'une sauce appelé le « souwer » qui est composé de petites boulettes de poisson frites et mijotées dans une sauce tomate aux oignons et la macédoine ;

-  le thiéboudieune blanc appelé « ceeb bu weex » (riz blanc) où il n'y aura presque pas de tomate. Il est souvent accompagné d'une sorte de sauce fouettée faite à base de feuilles d'oseille de Guinée appelée « beugueudj » et d'une préparation au goût assez caractéristique faite à base de « nététou » (fruits du néré fermentés, le soumara) appelée « soule ».

Après cette balade culinaire, toute l’équipe de Yéyémag souhaite une bonne fête à ces 9 pays qui commémorent leur indépendance en ce mois d’août.

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