Ivoryblue, le Nespresso ivoirien

24 octobre 2017 PAR

Parce que le café made in Côte d’Ivoire est excellent, parce qu’il faut encourager les initiatives citoyennes, essayez les capsules Ivoryblue que proposent André Braud-Mensah et son équipe depuis le 13 octobre 2016, dans son bar-boutique au Plateau.

Promouvoir la richesse du patrimoine face à la mondialisation

Dans une Afrique de plus en plus globalisée où les grandes marques internationales se disputent rageusement les faveurs d’une classe moyenne en pleine expansion, l’éclosion de structures spécialisées dans la production de biens de consommation 100 % made in Côte d’Ivoire mettant avantageusement en valeur la générosité du terroir et les différents savoir-faire locaux, relève à la fois du pari et de la nécessité. Le processus de fabrication du café Ivoryblue, incluant la torréfaction, la mouture, l’encapsulage et l’empaquetage, est ainsi entièrement réalisé en Côte d’Ivoire. À la tête de cette ambitieuse structure depuis 2014, André Braud-Mensah, ingénieur télécoms reconverti en torréfacteur, ex-DG d’Alink Télécom Côte d’Ivoire et anciennement membre de l’ARTCI (Autorité de régulation des télécommunications de Côte d’Ivoire), veut inciter les Ivoiriens à « produire ce qu’ils consomment et consommer ce qu’ils produisent », la Côte d’Ivoire exportant actuellement l’essentiel de sa production caféière vers l’Europe et les États-Unis.

C’est dans l’optique de tirer parti de l’extraordinaire richesse du terroir ivoirien pour créer un café digne des grands crus de légende comme le Blue Mountain ou le Blue Hawaï que Braud-Mensah s’est lancé dans l’aventure Ivoryblue, prospectant dans un premier temps les marchés européens et asiatiques et distribuant avant l’ouverture de sa boutique quelque 4 000 boîtes de capsules Ivoryblue gratuitement à Abidjan. « Amateur de café court, j’ai trouvé inconcevable de ne pas trouver de café ‘’Origine Côte d’Ivoire’’ sur le marché du café en dosettes, alors que le café de la région des montagnes est l’un des meilleurs au monde, et que la technologie permettant de réaliser des capsules de café est éprouvée. Pourquoi boire du café importé vendu à prix d’or quand nous avons toutes les ressources pour torréfier notre café à l’origine ? », explique ce dernier dans une interview accordée au journal Business Times. C’est aujourd’hui chose faite, avec un café à base de fèves ivoiriennes « 100 % produites dans la région des montagnes en Côte d’Ivoire et torréfiées à Azaguié, une petite ville située au sud de la Côte d’Ivoire dans la région de l’Agnéby-Tiassa ».

Pureté des montagnes

Le café produit et torréfié par Ivoryblue est cultivé à plus de 450 m d’altitude dans les montagnes environnant la ville de Man, notamment sur les contreforts du mont Nimba, à la frontière guinéenne. L’ensoleillement optimal et le climat humide de cette région de Côte d’Ivoire procurent à ce café une finesse naturelle préservée par une torréfaction artisanale.

Les grains de café verts sont chauffés, cuits, puis grillés dans un processus de torréfaction progressif, à des températures n’excédant jamais 225 ° en fin de cycle, afin de laisser aux arômes le temps de s’exhaler pleinement.Ils sont ensuite refroidis au moyen d’une puissante soufflerie avant l’opération de mouture, afin de préserver les arômes du café fraîchement torréfié. En résulte un café très peu amer − contrairement aux cafés Nespresso® −, qui s’épanouit en une belle palette de saveurs caractérisées par une pointe de cacahuète légèrement chocolatée, corsée et harmonieuse.Le café Ivoryblue est encapsulé au moyen d’un processus breveté lui assurant l’imperméabilité à l’oxygène, à l’humidité et à la lumière, et lui garantissant un délai de conservation de 12 mois avant ouverture. Les capsules sont compatibles avec toutes les machines Nespresso® et cafetières du même type, et la marque propose même ses propres cafetières.

La maison Ivoryblue propose actuellement trois variétés de crus ivoiriens, sur sept variétés de café identifiées :

- le pur Arabusta Ivoryblue (variété hybride mêlant les arômes de l’Arabica doux et du Robusta plus fort, dont la culture a été initiée sous Félix Houphouët-Boigny, via le CNRA − Centre national de recherche agronomique), caractérisé par ses notes grillées et cacaotées et son corps fin et plein (3 500 FCFA la boîte de 10 dosettes) ;

- le pur Robusta Ivoryblue, au caractère puissant et corsé, mais sans amertume, idéal à déguster en Ristretto (3 000 FCFA) ;

- le pur Robusta Black Edition très corsé, dédié aux amateurs de café charpenté (3 000 FCFA).

Les prix pratiqués, bien que quelque peu élevés (toujours moins que les barrettes de capsules Nespresso, vendues à un prix d’entrée de 4 000 FCFA), devraient baisser à mesure que les cafés Ivoryblue pénètrent le marché. Pour l’instant axés sur la Côte d’Ivoire, André Braud-Mensah et sa « petite entreprise » entendent passer à l’étape suivante en séduisant la diaspora libanaise avec un café à base de cardamome, proche de celui que l’on consomme à Beyrouth. À terme, l’entrepreneur compte s’ouvrir à l’international, en commençant par le Mali et le Sénégal, pays également très friands de café, deuxième bien de consommation le plus échangé mondialement après le pétrole.

Pour plus d’infos, n’hésitez pas à visiter le site et la page Facebook d’Ivoryblue !

(Sources : Jeune Afrique, Business Times, Ivorybluecafe.com)

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