Terre d’origine by Jems Koko Bi

02 juin 2017 PAR
Depuis le 29 avril se tient, à la Fondation Donwahi, une formidable exposition de sculptures de Jems Koko Bi sur le thème « Terre d’origine ». Prévue pour durer 2 mois, cette exposition s’achèvera le 31 juillet 2017.

Jems Koko Bi et le bois

Entre Jems Koko Bi et le bois, c’est une véritable histoire d’amour qui date de l’enfance. A l’époque, sa caste et ses racines ne lui permettaient pas de « travailler » ce matériau. Pourtant, la force de son amour pour le bois lui a finalement donné le passe pour faire corps avec ce matériau.

Aussi, amoureux de la nature et respectueux de la terre, Jems Koko Bi détient le secret de la vie. En effet, l’artiste n’abat jamais un arbre pour le sculpter. Il travaille plutôt les troncs d’arbres mort afin de leur redonner vie, afin que l’arbre et lui puissent raconter une nouvelle histoire.

C’est donc cette formidable aventure que les photographes Armand Gauz’ et Dorris Haron Kasco ont voulue immortaliser à travers une série de portraits dévoilant l’artiste en plein ouvrage. Ces photos uniques couvrent les pans des murs de la galerie vous conduisant, pas à pas, dans l’arrière-cour de la fondation où sont exposées les sculptures de la collection « Terre d’origine ».

L’histoire de « Terre d’origine »

« Mérina » est la pièce-maîtresse de « Terre d’origine ». Pensée et schématisée avant même la rencontre de Jems Koko Bi avec le bois qui en est la matière, c’est un amoncellement de crânes sculptés et brûlés rangés en pyramide.

« Mérina », « Missing leg », « Les médiateurs », « Vestiges d’Azobé », « 2 Chairs in love »…. sont autant de pièces variées qui racontent en une douce poésie la vie, le pouvoir, l’amour… Car la force qui se dégage de ces impressionnantes sculptures, c’est au cœur du bois que Jems va la chercher : « Pour moi, le bois est un livre d’histoire. Je vais chercher l’information là-dedans. J’essaie de rester avec lui pour traduire et sortir de lui ma petite histoire. Mais je pars de lui, de son histoire, parce que le bois est une histoire... je lui demande son histoire, son âge, son essence. Mon idée se transforme en fonction de la vie du bois.»

Avec cette exposition, Jems Koko Bi, nourrit aux arts de Christian Lattier et de Bruly Bouabré, se classe parmi les grands maîtres sculpteurs de Côte d’Ivoire.

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