Se ronger les sangs

20 octobre 2017 PAR

Il y’a quelques jours, le peuple ivoirien a appris avec stupéfaction la mesure gouvernementale interdisant la consommation et la commercialisation de porc sur toute l’étendue du territoire. En dépit du fait que cette décision soit motivée par la découverte du virus de la peste porcine africaine chez de nombreux spécimens, elle plonge tout le monde dans l’inquiétude, tant la population en générale très friande des mets à base de porc, que les éleveurs et commerçants, qui voient leur gagne-pain mis en « stand-by » pour une période indéterminée. De quoi se ronger les sangs...

Lorsqu’une personne est très inquiète, on dit qu’elle « se ronge les sangs », c’est-à-dire qu’elle se fait beaucoup de soucis.

Cette expression datant du XIXe siècle est une image de l’angoisse. A cette époque, les « sangs » désignaient à la fois l’hémoglobine claire qui circule dans les artères, mais aussi la plus foncée, qui est dans les veines. Dans le langage populaire, ces « deux sangs » combinés faisaient référence au corps humain tout entier.

Le verbe ronger est quant à lui né de l’image qu’une préoccupation peut parfois être si forte qu’elle provoque une boule dans le ventre qui rongerait de l’intérieur. Cette métaphore a donné naissance à des expressions synonymes telles que : « se faire de la bile » ou « se faire du mauvais sang ».

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