"Assikongo", le test de grossesse naturel ?

22 juillet 2014 PAR

La mante religieuse (dont le nom « Assikongo » a été rendu populaire en Côte d’Ivoire par le chansonnier baoulé John Djongoss) est un insecte assez spécial dans l’imagerie ivoirienne. La mante religieuse a effectivement toujours été associée à un test de grossesse naturel ambulant et gratuit à la portée de tous les couples.

D’après les uns, elle arriverait toujours par surprise et ne se tromperait de diagnostic que rarement. Du coup, elle soulève automatiquement deux sentiments chez l’intéressée : soit de l’inquiétude (quand la grossesse est un accident de parcours) soit de la joie (quand c’est plutôt une grossesse désirée). Cependant, ils sont nombreux à arguer que ce fameux test de grossesse vert aux yeux globuleux, ne serait qu’une farce à ne pas prendre au sérieux. Les avis sont donc partagés. Mais que penser alors des activités de ce chercheur ivoirien qui aurait prouvé scientifiquement ce qu’on appellera la ‘‘théorie naturelle de la mante religieuse’’.

En effet, le Dr Diahou Bertin Nguessan, alors étudiant à l'Université de Fribourg en Suisse, aurait réussi à prouver que la mante religieuse, de son nom scientifique "MANTIS RELIGIOSA", possèderait la même fiabilité qu’un test de grossesse acheté en pharmacie.

Selon lui, cet insecte serait attiré par une hormone, la HCG (l'hormone chorio-gonadotrophique humaine) produite par les femmes enceintes, et éliminée dans les urines. Cette même hormone rendrait réactif les tests de grossesse scientifiques. Chez la mante religieuse, la HCG agirait comme une phéromone, substance chimique émise par la plupart des animaux et certains végétaux qui jouent un rôle dans l'attraction sexuelle notamment. On ne devrait donc pas, d’après le Dr Diahou, s’étonner que la présence de mantes religieuses dans l’environnement des femmes prouve, comme les tests de grossesse modernes, qu'une femme est enceinte.

Cela signifierait-il que nos ancêtres avaient un puissant pouvoir d’observation ? Mythe ou Vérité certifiée ISO ? Voici matière à débat !

Par CHAYEINE THANKOUMAN, Ecrivain 2.0 et poète urbain & @y pour Yéyémagazine

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