Au Burundi, on se marie !

15 août 2017 PAR

Lors de son discours du 1er mai, le président burundais Pierre Nkurunziza a demandé que tous les couples du pays en union libre se marient, mais aussi, que les hommes mariés qui vivraient avec une concubine, mettent un terme à cette relation. En clair, il souhaiterait que tous les ménages du Burundi soient légalisés et reconnus par la loi avant le 31 décembre 2017. Cela pour éviter les problèmes qui affectent surtout les femmes et les enfants.

L’administration burundaise n’a pas tardé à adopté le vœu du président. Ainsi, une véritable « campagne de moralisation de la société » s’est mise en branle pour inciter les couples « illégaux » à se marier selon la loi. Cette campagne passe par des mesures d'accompagnement, notamment la gratuité de l'acte de mariage si un couple accepte de se faire enregistrer à l'état-civil.

Pour couper aux hésitations et aux réticences, un chef de colline explique : « L'appel a été suivi d'effet, mais pas tout à fait comme on le voudrait. Et oui, on les oblige à se marier mais c'est une obligation qui leur sera bénéfique car cela va leur éviter beaucoup de problèmes dans l'avenir ». Le véritable problème concerne l’héritage. En effet, très souvent au Burundi, dans le cas d’une union libre, la famille du défunt n'hésite pas à chasser veuve et orphelins pour prendre possession des biens du défunt.

Aussi, selon les autorités administratives, cette mesure permettra de lutter contre la polygamie en mettant fin aux mariages illégaux à deux ou trois femmes et qui ne sont pas reconnus par la loi. Elles espèrent aussi que décision du chef de l’Etat permettra de limiter les grossesses des mineures.

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