Mes kilos si hypocrites…

31 mai 2017 PAR
On pense toujours que les personnes qui luttent contre leurs kilos en trop sont des obsédés, des personnes qui ne s’assument pas ; jusqu’au jour où notre regard accusateur se porte sur nos propres kilos accumulés. Et là on comprend enfin…

On comprend que le poids affiché sur la balance il y a 10 ou 20 ans n’était pas définitif…

On comprend qu’année après année, saison après saison, les grammes se sont accumulés petit à petit sans qu’on ne s’en aperçoive…

1 kilo, 2 kilos ne sont jamais de trop jusqu’au jour où l’on se rend compte que ces « petits » kilos se sont transformés en 10 ou 20 kilos, et surtout qu’ils sont repartis de façon totalement disproportionnée : gros ventre, grosse culotte de cheval, grosses joues, petit postérieur. C’est à ce moment-là, qu’on se rend compte que sport minimum, régimes drastiques, résolutions sur l’honneur et autres remèdes miracles n’ont point fait fondre cette graisse sournoise qui s’est insidieusement attachée à nous et qui refuse de nous lâcher. De plus, elle envahit notre vie, nos vêtements et s’affiche toujours au premier plan sur nos photos. A force, elle porte atteinte à notre santé et à notre bien-être physique et moral.

Le comble, c’est qu’à peine on perd 2 grammes que le prochain repas nous les restitue… en double. Comme pour nous coller à la peau et alimenter les commentaires inutiles, superflus et surtout moqueurs sur notre prise de poids… subite.

Et comme une évidence, on comprend que très peu de personnes aiment …être grosses. Qu’en réalité, nos « fidèles » kilos installés sont des rappels sournois du temps qui passe, des copieux repas ingurgités, de l’aise ou du malaise dans lequel on se complaît…

Et on maudit intérieurement toutes ces personnes qui ne prendront jamais un gramme de trop du fait de leurs gènes trop parfaits ou du soin particulier qu’elles accordent à leur plastique même si on est conscient qu’elles ne sont en rien responsables de notre état.

Mais ça fait tellement de bien de pouvoir rejeter la faute sur autrui…

A lire aussi