Chirurgie esthétique à l’ivoirienne : la ruée vers le gros (seins, fesses…)

Telle Beverly Hills, Abidjan est devenue la capitale de la beauté artificielle : hommes et femmes de tous âges sont prêts à tout pour plaire, quel qu’en soit le prix… Hanches larges, taille de guêpe, seins pointus, sexe digne d’acteurs de films pour adultes, tout ceci constitue de nos jours le leitmotiv des habitants de la cité qui, pour attirer le sexe opposé, utilisent toute sorte d’artifices, au péril de leurs poches et plus grave encore, de leur santé.

Postérieurs volumineux et rebondis, poitrines opulentes et « dressées », la mode en Côte d’Ivoire est aux formes plantureuses. Les femmes sont prêtes à tout pour se faire aimer et attirer la gent masculine. Pour cela, nul besoin de recourir aux opérations chirurgicales onéreuses avec des professionnels. Non, au pays, on a nos propres chirurgiens qui envahissent de plus en plus les marchés et autres espaces de vente, tant la demande est forte.

Des gaines supra dures qui compriment à l’excès les organes abdominaux, en passant par les potions magiques à ingurgiter, les crèmes de massage et les suppositoires d’origine douteuse, toute une industrie, très florissante d’ailleurs, s’est mise en place, au grand dam du corps médical. Celui-ci se retrouve impuissant, face à des formes de maux jamais vus ni traités sous nos tropiques et même ailleurs.

En effet, ces produits, qui vont du moins cher (1 500-5 000 FCFA) au plus cher (25 000-50 000 FCFA), sont souvent d’origine inconnue, et toujours censés être constitués d’éléments naturels selon leurs vendeurs et fabricants (qui va montrer son village avec la main gauche ?). Mais en réalité, on ne sait dans quelles conditions ces « pseudo-professionnels » les ont fabriqués ni quels en sont les réels effets, car ils n’ont pas de notice à part entière portant posologie, contre-indications et effets secondaires. Autrement dit ce sont de véritables bombes à retardement.

Maux de ventre chroniques, infections et surinfections de certains organes, saignements excessifs lors des menstrues, impuissance et/ou stérilité, sont autant d’effets pervers de ces produits à haute toxicité, pouvant aller jusqu’à entraîner la mort.

Hélas, en dépit des nombreux témoignages et expériences qui fusent de partout, la ruée vers la mort continue...

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